Toulouse, encore une ville intelligente !

Après Lyon (vitrine des smart cities à la française), Grenoble (pionnière des réseaux intelligents), ou Brest (qui se rêve comme la capitale des énergies marines), Toulouse veut faire valoir ses atouts à l’heure de la transition énergétique . Connue pour son industrie aéronautique, la ville rose veut être à « l’avant-garde » de la recherche dans ces nouveaux domaines affirme son maire.   Toulouse héberge en effet le salon professionnel Futurapolis, la grand-messe de « la ville de demain ». Organisée du 11 au 13 avril derniers, cette seconde édition a permis de confronter les points de vue et les pistes d’innovation sur les problèmes quotidiens des citadins. Destinée à répondre aux prochains défis économiques, environnementaux et sociétaux, la ville intelligente sera un « mélange d’électricité et de numérique, de bases de données et d’ordinateurs, de nouveaux moyens de produire de l’énergie et d’organiser le paysage urbain ». Concrètement, cette rencontre de l’énergie et du numérique a été illustrée à Toulouse par le lancement du projet « SO Grid ». Portée par différents organismes dont l’Ademe, ERDF, STMicroelectronics ou encore Nexans, le but de cette expérimentation est de développer un standard de transmission des données entre les différents éléments du réseau électrique, grâce à un nouveau protocole et une nouvelle puce de communication. Bref, allier énergie et technologies de l’information. Pour François Moisan, Directeur Stratégie et Recherche à l’ADEME, les initiatives comme SO Grid « positionnent la France dans le peloton de tête des pays sur la voie des smart grids », offrant de sérieuses perspectives d’export pour les entreprises hexagonales. Michèle Bellon, dirigeante d’ERDF, ajoute également que l’amélioration du système de communication de la distribution d’électricité permettra « la chasse aux...